Une semaine sur la Côte d'Azur : littoral et arrière-pays
7 days

Une semaine sur la Côte d'Azur : littoral et arrière-pays

Sept jours suffisent pour faire ce que les itinéraires plus courts sur la Côte d’Azur ne permettent pas : quitter la ligne de train du littoral et gagner l’arrière-pays. Saint-Paul-de-Vence et Grasse sont tous deux perchés au-dessus de la côte, tous deux mal desservis par les transports en commun, et tous deux justifient une voiture pour exactement deux de ces sept jours — pas plus.

Les cinq autres jours se passent mieux sans voiture. Le vieux Nice n’offre aucun stationnement utile à proximité, la ville applique une zone à faibles émissions qui interdit l’entrée à certaines voitures de location anciennes, et chaque ville côtière de Villefranche à Cannes se trouve sur la même ligne de TER. Louer pour la semaine entière revient à payer une voiture qui passe cinq jours à chercher une place. Cet itinéraire fonctionne en boucle plutôt qu’en va-et-vient : deux jours à Nice, trois jours à parcourir la côte en train et en bateau, et deux jours dans l’arrière-pays avec une voiture louée spécifiquement pour cette étape.

Jour 1 : prendre ses marques à Nice

Arrivez via Nice — la plupart des vols atterrissent à l’aéroport Nice Côte d’Azur (NCE), à environ 7 km à l’ouest du centre, et le tramway (lignes 2 et 3) couvre cette distance en 20 à 25 minutes pour quelques euros, ce qui reste plus simple qu’un taxi aux heures d’affluence. Passez le reste de la journée à pied dans le Vieux-Nice : façades ocre, églises baroques, et le marché du Cours Saleya, qui accueille fleurs et produits du mardi au dimanche matin et se transforme en brocante le lundi. Déjeunez d’une socca et d’un pan bagnat plutôt qu’à table — c’est la façon honnête de manger dans ce quartier.

En fin d’après-midi, parcourez la Promenade des Anglais, les quelque 7 km de front de mer longeant la Baie des Anges. La plage ici est en galets, pas en sable — prévoyez des chaussures d’eau si vous comptez vous baigner, ou attendez Antibes et Cannes plus tard dans la semaine pour du sable. Terminez Place Masséna quand les fontaines s’illuminent.

Jour 2 : musées et points de vue de Nice

Pas besoin de voiture aujourd’hui non plus. Commencez à Cimiez, accessible en tram ou en bus en montée, pour le musée Matisse et les ruines romaines et l’arène juste à côté. Redescendez ensuite vers le musée national Marc Chagall avant le déjeuner — les deux musées sont assez compacts pour être vus en une matinée sans se presser.

L’après-midi, montez à la Colline du Château : il ne reste rien du château, seulement des ruines, un parc, une cascade artificielle, et la plus belle vue de Nice sur la baie et sur le Port Lympia en contrebas, d’où partent les ferries pour la Corse. Redescendez vers le port pour un verre en début de soirée parmi les bateaux de travail plutôt que dans le quartier touristique. Cela conclut la partie niçoise de la semaine — à partir d’ici, l’itinéraire suit la côte.

Jour 3 : Villefranche, Cap Ferrat et Èze

Prenez le train TER (10 à 15 minutes) jusqu’à Villefranche-sur-Mer, une rade naturelle profonde avec une petite chapelle décorée par Cocteau au bord de l’eau. De là, à pied ou en bus, direction Saint-Jean-Cap-Ferrat pour la Villa Ephrussi de Rothschild et ses jardins — comptez au moins deux heures, davantage si le sentier littoral autour du cap vous tente.

une excursion en bateau qui fait escale dans le port de Villefranche sur la route côtière est une bonne façon de voir ce tronçon depuis la mer plutôt que depuis la fenêtre d’un train, si l’horaire correspond à votre matinée.

L’après-midi, montez vers Èze, accessible en bus par la Moyenne Corniche ou en taxi rapide. C’est un village vraiment escarpé — le jardin exotique tout en haut offre une vue dégagée, mais dès midi en été les ruelles sont envahies par les groupes en car : partez tôt, ou acceptez la foule comme faisant partie du jeu. Le sentier qui descend vers Èze-sur-Mer (parfois appelé sentier Nietzsche) demande environ une heure de marche raide ; passez votre tour si vos genoux ou votre emploi du temps disent non, et reprenez le bus pour redescendre.

une visite guidée de deux heures dans les ruelles médiévales et le jardin d’Èze vaut la peine si vous voulez l’histoire du lieu plutôt que la seule vue.

Jour 4 : Monaco et Menton

Train à nouveau — de Nice à Monaco, comptez 20 à 25 minutes. Monaco est une principauté souveraine, qui ne fait pas partie de l’Union européenne, même si elle utilise l’euro et n’a pas de contrôle aux frontières avec la France. Sa capitale est Monaco (Monaco-Ville, sur le Rocher, avec le Palais princier et la cathédrale) — Monte-Carlo est un quartier, pas la capitale, où se trouvent le Casino et l’Opéra. Calez votre matinée sur la relève de la garde devant le Palais, vers 11h55, puis descendez au musée océanographique.

une croisière de deux heures en bateau jusqu’au port de Monaco offre un angle différent sur le front de mer de Monte-Carlo par rapport au train, si vous préférez arriver par la mer.

L’après-midi, poursuivez en train jusqu’à Menton, la dernière ville avant l’Italie, connue pour ses jardins d’agrumes et la basilique Saint-Michel. C’est une version plus tranquille et moins cossue de la côte, après le vernis de Monaco.

une location de bateau avec skipper au départ de Menton est une option si vous préférez passer l’après-midi sur l’eau plutôt que dans la vieille ville — réservez à l’avance, surtout en juillet et août.

Jour 5 : Antibes et Cannes

Poursuivez vers l’ouest en train jusqu’à Antibes, à environ 40 minutes de Nice. Les remparts de la vieille ville, le musée Picasso dans le château Grimaldi et le Fort Carré se rejoignent tous à pied depuis la gare, et le marché provençal de la halle couverte mérite qu’on cale son déjeuner autour. Antibes et sa voisine Juan-les-Pins offrent aussi de vraies plages de sable, contrairement à Nice.

L’après-midi, poussez jusqu’à Cannes, encore 15 à 20 minutes de train. Parcourez la Croisette, puis montez au Suquet, la vieille ville perchée au-dessus du port, pour la vue sur la baie. Si le Palais des Festivals paraît quelconque en dehors du mois de mai, c’est normal — le Festival de Cannes est la raison d’être du lieu, et le reste de l’année ce n’est qu’un centre de congrès.

Jour 6 : récupération de la voiture pour Saint-Paul-de-Vence

C’est ici que la voiture devient utile, et que cet itinéraire mérite son étiquette « avec voiture ». Récupérez une location ce matin-là, pas avant — une voiture immobilisée à Nice pendant cinq jours ne coûte que de l’argent et du stress pour rien, et la zone à faibles émissions de la ville peut interdire l’entrée à certains vieux véhicules diesel.

Roulez jusqu’à Saint-Paul-de-Vence, à 30-40 minutes de Nice selon la circulation. Des bus publics le desservent aussi, mais ils sont assez peu fréquents pour que la voiture fasse gagner un vrai temps, sur une journée qui inclut aussi Grasse. Parcourez les remparts et les ruelles bordées de galeries, puis rejoignez la Fondation Maeght pour sa collection d’art moderne et son jardin de sculptures. Comme Èze, ce village est à son pire entre 11 h et 16 h en été — arriver à 9 h ou 10 h fait une vraie différence. C’est l’une des étapes les plus difficiles d’accès de toute la Côte d’Azur, ce qui explique pourquoi une excursion d’une journée classique la saute, alors que cette boucle plus longue ne le fait pas.

Jour 7 : Grasse et les parfumeries

Roulez jusqu’à Grasse, encore 30-40 minutes plus loin, capitale française du parfum. Les visites d’usine chez Fragonard, Galimard et Molinard sont gratuites et ne nécessitent pas de réservation — cela vaut la peine d’en faire au moins une, idéalement celle qui accueille le moins de groupes en car ce matin-là. Elles sont différentes des ateliers de création de parfum, qui sont payants, se font sur rendez-vous, et doivent être réservés plusieurs jours à l’avance si vous voulez composer votre propre fragrance plutôt que simplement observer le processus.

une journée guidée couvrant plusieurs de ces villes côtières en une seule boucle est une bonne alternative si vous préférez ne pas conduire du tout cette semaine-là — elle n’ira pas jusqu’à Grasse ni Saint-Paul-de-Vence, mais elle couvre tout le reste.

Rendez la voiture à Nice en fin d’après-midi avant votre départ — l’aéroport Nice Côte d’Azur dispose de points de restitution de location dans ses deux terminaux, ou déposez-la en ville et prenez le tramway jusqu’à l’aéroport si vous prenez l’avion. La récolte des roses à Grasse s’étend jusqu’en mai, et celle du jasmin jusqu’à l’automne : les champs ne seront donc pas en fleurs pour un séjour de septembre ou d’octobre, mais les parfumeries elles-mêmes fonctionnent toute l’année.

Planifier la semaine : jours de voiture contre jours de train

JourProgrammeTransport
1Vieux-Nice, Promenade des AnglaisÀ pied / tram depuis l’aéroport
2Cimiez, musées Matisse et Chagall, Colline du ChâteauÀ pied / tram
3Villefranche, Cap Ferrat, ÈzeTrain TER, bus local
4Monaco, MentonTrain TER
5Antibes, CannesTrain TER
6Saint-Paul-de-VenceVoiture de location
7Grasse, restitution de la voitureVoiture de location

Comptez environ 90 à 150 € par personne et par jour en milieu de gamme, davantage les jours de bateau ou de voiture, moins les jours musées et marchés. Une location de voiture pour deux jours d’usage réel, récupérée le jour 6 et rendue le jour 7, évite de payer quatre jours de stationnement inutile à Nice.

FAQ : une semaine sur la Côte d’Azur

Ai-je besoin d’une voiture pour cet itinéraire d’une semaine sur la Côte d’Azur ?

Seulement pour deux des sept jours. Nice, Villefranche, Cap Ferrat, Èze, Monaco, Menton, Antibes et Cannes se rejoignent tous en train TER, en tramway ou en bus. Saint-Paul-de-Vence et Grasse sont mal desservis, la voiture de location (ou le taxi) reste la solution la plus pratique pour ces deux étapes.

Puis-je faire cet itinéraire sans voiture ?

Cinq des sept jours, oui, grâce au train côtier. Saint-Paul-de-Vence et Grasse sont plus compliqués sans voiture : des bus régionaux existent mais passent peu souvent, surtout le dimanche. Remplacez ces deux journées par une excursion guidée au départ de Nice si vous préférez ne pas conduire du tout.

Un road trip d’une semaine sur la Côte d’Azur, est-ce difficile ?

Modéré. Ce n’est pas physiquement exigeant, mais les journées sont denses : il faut caler ses horaires de train, les départs de bateau et, deux jours durant, conduire sur les corniches. Prévoyez au moins une file d’attente (Èze, Saint-Paul-de-Vence) si vous arrivez après 11 h en été.

Saint-Paul-de-Vence est-il accessible en transports en commun ?

Oui, par bus depuis Nice ou Vence, mais les services sont peu fréquents et le trajet prend près d’une heure. Une voiture ou une excursion réservée à l’avance ramène ce temps à environ 30 minutes et permet d’associer Grasse le même jour.

Les visites des parfumeries de Grasse sont-elles gratuites ?

Les visites d’usine chez Fragonard, Galimard et Molinard sont gratuites et ne nécessitent pas de réservation, même si arriver tôt permet d’éviter les groupes en car. Les ateliers où l’on crée son propre parfum sont une activité payante distincte, à réserver à l’avance.

Quelle est la meilleure façon de voir Nice, Monaco et Cannes sans conduire ?

Le train TER du littoral relie les trois villes, ainsi que Villefranche, Beaulieu, Èze-sur-Mer, Antibes et Menton, sur une seule ligne. C’est le titre de transport le plus utile de la semaine, et il rend la voiture inutile ces jours-là.

Où se garer le jour où je récupère la voiture ?

Récupérez-la le matin de votre départ pour Saint-Paul-de-Vence, pas avant. Le stationnement dans le centre de Nice est rare et payant, et la zone à faibles émissions de la ville en interdit l’accès à certains vieux véhicules : une voiture immobilisée quatre jours à Nice n’est que coût et tracas.

tours.7 days

Visites GetYourGuide vérifiées, avec liens directs. Réservez via ces liens et nous touchons une petite commission, sans frais pour vous.

GetYourGuide ne fournit pas de photo produit pour cette activité — l'image montre le point de rendez-vous, photographié par nos soins.